Il revenait d'un repas un peu ennuyeux avec un de ses collègues
et roulait plutôt doucement sur la corniche. Déjà
onze heures et demi et la fatigue commençait à se faire
ressentir, autour des yeux notamment où le picotement familier
du besoin de sommeil se faisait sentir. Au bord de la route il vit surgir
une silhouette et fit même un écart de peur de blesser
quelqu'un: un petit black faisait du stop, un casque à la main.
Un peu "skincholle" comme on dit par ici, pas très
barraqué. Sans réfléchir Lucas se vit arrêter
la voiture
et baisser la vitre côté passager.
Le garçon
avait couru jusqu'à la vitre et dit: "Bonjour, je vais
à la Belle de Mai." Lucas se dit que ce n'était
vraiment pas la porte à côté, mais déjà
il venait de dire "Ok", comme si quelqu'un d'autre en lui
avait répondu à sa place. Le jeune entra rapidement,
dit merci en souriant, il avait une bouille
d'angelot qui lui fit penser brièvement au personnage sur les
paquets de Banania. Ses cheveux étaient courts et crépus,
ses dents blanches brillaient, comme phosphorescentes avec le reflet
des lumières du tableau de bord. Denis, c'était son
nom, venait d'abandonner son scooter définitivement naze, et
se trouvait heureux de trouver quelqu'un qui puisse le ramener, car
il travaillait le lendemain. En fait il faisait un stage professionnel
de menuiserie et son patron n'aimait pas trop qu'il arrive en retard;
de fil en aiguille Denis
raconta un peu son travail, ses parents chez qui il habitait encore,
les croquettes du chat qu'il devait nourrir pendant leur absence,
sa copine qui venait de le larguer.
Lucas écoutait
en souriant quand Denis lui demanda: "Et vous, vous êtes
dans la police?" probablement à cause de la chemise bleue
et des galons qu'il avait négligemment posés dans le
vide poches. "Non, l'armée de l'air," fit-il, déclenchant
un "Ouah!" d'admiration: le petit adorait les avions, les
avions de chasse, il commença à lui énumérer
toutes ses connaissances en la matière.
Ils venaient d'arriver
à la cité où habitait Denis: "Allez, viens
prendre un verre!" le tutoya-t-il soudain. Devant cette affriolante
innocence il ne pouvait repartir froidement. Il mit en place la canne
antivol et suivit le petit gars dans l'entrée taguée
de l'immeuble. L'ascenseur lui sembla un peu
exigu pour un immeuble aussi grand puisque sa main effleurait la cuisse
de Denis mais il remarqua en arrivant au neuvième qu'il y en
avait un deuxième. L'odeur un peu âcre d'une litière
à changer planait dans l'appartement où il le
fit entrer. Il lui indiqua la porte du fond, "Vas-y, je reviens."
C'était sa chambre.
À gauche
en entrant, son lit aux draps à fleurs défaits sur lequel
traînait une paire de chaussettes visiblement propres. Dépassant
de dessous, deux paires de Nike, l'une plus usée que l'autre.
À droite, un meuble bas supportant sa chaîne, télé
et magnétoscope. Au fond de la pièce, son armoire, et
sous la
fenêtre, un petit bureau envahi d'un vrai cafarnaum. Des posters
aux murs, des avions de chasse, les Spice Girls, Pamela Anderson les
miches en avant.
Il entendit des
pas feutrés et des bruits de bouteille: "Y'a que de la
bière au frais, sinon y'a du whisky," fit-il avec une
grimace. Je pris une bière, lui se servit une dose de whisky.
"Pas mal, hein?" me fit-il en me montrant le Rafale.
Je fis mine de mal comprendre et montrai les nichons de Pamela en
disant: "Joli cockpit!" "Non," dit-il en riant,
"l'avion!" Il se resservit une dose d'alcool.
"Au fait, mon pote Karim m'a prêté une cassette,
il paraît que c'est super!" et alliant le geste à
la parole, il enclencha le magnétoscope qui montra une blondasse
s'empalant sur une queue noire assez longue.
Lucas à qui
il n'en fallait pas beaucoup sentit sa bite commencer à gonfler
et s'assit sur le lit pour plus de discrétion. Denis regardait,
assez subjugué et commenta en souriant: "Y'a que les blacks
pour avoir des trucs pareils!" et se rajusta le pantalon de survêtement
sûrement pour la même raison. Lucas lui répondit
qu'il ne fallait pas généraliser, que des blancs avaient
aussi de gros morceaux. "Ah oui?" fit Denis. "Lesquels?
Tu peux m'en trouver?" Lucas se désigna de la main d'un
air désolé, comme pour dire qu'il ne fallait pas aller
chercher bien loin. "Ah oui?" répéta Denis,
"Montre ça!" en se calant sur le lit comme pour bien
profiter du spectacle. Lucas était à la fois gêné
et excité, gêné parce qu'il bandait comme un âne
et excité parce que ce petit gars croustillant voulait qu'il
lui montre sa bite et ça lui plaisait bien.
Il dégrafa
sa ceinture, ouvrit la braguette et descendit le pantalon sur les
genoux. Sa bite durcie faisait une longue barre épaisse et
horizontale tendant son mini slip, qu'il descendit d'un coup, libérant
son gros ressort qui se mit
à pointer vers Denis animé de petites pulsations. "Ah
la vache!" dit le jeune, se releva d'un bond et descendit son
jogging, puis un short large qu'il portait dessous. Une grosse barre
verticale, chez lui, venait distendre un caleçon à
petits carreaux, qu'il enleva d'un coup. De même que chez Lucas,
tel un ressort sa queue se déploya droit devant, ils se trouvaient
maintenant avec leur trique à une vingtaine de centimètres
l'un de l'autre. "Ah la vache!" répéta Denis
comme pour s'innocenter et sa main vint soupeser l'engin, la paume
sous le gland. Lucas fit de même mais tira un peu en arrière
pour décalotter complètement le bout.
Son petit gland
rose pointait un peu vers le haut, et se détachait dans la
pénombre du corps épais et brun. Denis soupira et amorça
un mouvement de va-et-vient dans la main de Lucas, puis il murmura:
"Suce-moi!" comme si ça n'était pas prévu
au programme! Ce dernier s'agenouilla, mit une main sur
chaque fesse d'une douceur enfantine et fit lentement glisser le long
sabre chaud dans sa gorge. Le petit n'avait sûrement pas l'habitude
d'un tel traitement et gémissait en approfondissant le mouvement,
tenant la tête de
Lucas de ses deux mains. La porte s'ouvrit lentement et un gros chat
tigré voulut entrer. Denis interrompit la séance de
pompage, le chassa et ferma la porte.
Il ouvrit une boîte,
en sortit un préservatif et dit à Lucas: "Tourne-toi!"
Ça, c'était pas prévu au programme, mais tant
pis, vivent les surprises! Lucas se sentait parfaitement détendu,
il valait mieux car le morceau de Denis était de
taille, et qu'il lui enfonça d'un coup sans préavis...
Après la douleur vint le plaisir, le petit chevauchait la croupe
avec ardeur, à tel point que seules les fesses en l'air de
Lucas étaient restées sur le lit: sa tête avait
presque
glissé dessous, bloquée par les basquets qui lui offraient
maintenant ses juvéniles exhalaisons. Denis cria presque alors
qu'il donnait les derniers coups de reins en jouissant, pendant que
Lucas, plus discret, honorait les draps fleuris. Il ne termina pas
sa bière car il était une heure du matin
passée.
Le réveil du lendemain fut difficile, mais il prit pour le
petit déjeuner un grand bol de Banania.
Publié
avec l'accord de l'auteur